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La ministre de la Santé Catherine Vautrin a développé cette semaine le plan austéritaire du gouvernement pour la Santé. Cette nouvelle offensive cible en particulier les personnes précaires et les travailleurs fragilisant leur accès aux soins et le droit à la santé.
Cinq milliards et demi d’euros d’économies voilà ce que promet Bayrou pour 2026 dans le seul champ de la santé : hausse des franchises, arrêt de travail limité, le gouvernement compte également réviser les conditions de sortie des affections longue durée (ALD) et la suppression totale du système de l’ALD… Pour justifier ces attaques inadmissibles « la réponse du gouvernement, c’est d’être plus nombreux à travailler : c’est cela qui va générer des recettes », avance la ministre. Elle défend également comme l’avait annoncé Bayrou, un doublement du plafond des franchises médicales (boîtes de médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires) et des participations forfaitaires (consultations, examens radio, analyses de biologie), jusqu’à présent fixé à 50 euros maximum par an pour chaque catégorie de franchise. En plus du plafond des franchises, les restes à charge après chaque accès à un acte de soin seront également doublés. Par an, le montant maximal de ces franchises cumulées pourra donc passer de 100 à 200 euros. Un poids financier supplémentaire touchant les malades atteints des pathologies les plus lourdes ou chroniques, notamment les personnes âgées, alors que les retraités vont déjà perdre 350 euros de revenus par an en moyenne avec le gel des pensions, les impôts, les 10% d’abattement…
La pandémie de COVID a aggravé les problèmes de santé dans la population, le gouvernement persiste à vouloir s’attaquer au droit à la santé des travailleurs : coupes budgétaires, recul de la recherche, entraves à l’accès aux soins, abandon des politiques de prévention et de sensibilisation aux différentes pathologies, liquidation des CHSCT dans les entreprises et de la médecine du travail.
Soutenir la mobilisation et proposer un plan de bataille contre le gouvernement, la grève est centrale
Les partenaires sociaux ont reçu les documents d’orientation de cadrage : l’un sur les jours fériés et les mesures liées au travail dans la perspective d’une négociation « rapide » avant fin septembre et l’autre posant les bases de la négociation d’une nouvelle réforme de l’assurance chômage. La seule réponse est le refus de la collaboration de classe et l’organisation d’une riposte d’ampleur. Un seul but faire échouer les plans du patronat et du pouvoir par une riposte de classe pour défendre les intérêts de notre classe. Le budget de Macron-Bayrou suscite une colère énorme cherchant des moyens de s’exprimer !
La question de la grève interprofessionnelle est un outil essentiel pour « bloquer tout ». La mobilisation nécessite de mettre en œuvre les méthodes de la lutte de classe afin d’amplifier le rapport de forces et impacter le plus sérieusement l’économie capitaliste.
La rue et la grève longue tous unis mettront seules un coup d’arrêt à la guerre sociale que le gouvernement veut mener contre les travailleurs.
L’enjeu de la riposte sur le fond c’est de mettre la lutte des classes au centre de l’activité politique, dans le but de combattre l’hégémonie économique et idéologique du capital sur la société de manière à construire une société dans laquelle les hommes et les femmes salariés, les jeunes, les retraités cesseront d’être exploités. La lutte politique est plus nécessaire que jamais contre les monopoles, les capitalistes et la guerre impérialiste pour le renversement du capitalisme, pour le socialisme.
Article publié le 1er août 2025.