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À bas la guerre capitaliste de mort et de misère !

Macron, Bayrou et son gouvernement préparent une nouvelle vague d’offensives austéritaires. Sans préciser quel ministère se serrera la ceinture, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin a annoncé mercredi un effort supplémentaire de réduction de la dépense de l’État, à hauteur de 5 milliards d’euros qui serait réallouée au secteur de la défense pour donner :« les moyens de soutenir l’Ukraine(1), de réarmer notre pays ». Elle a aussi réaffirmé l’ambition de faire passer le déficit sous le maximum européen de 3 % du PIB en 2029 malgré la mise en place des taxes douanières américaines.

Le PIB de la France recule

La dégradation de la conjoncture économique, déjà difficile va diminuer les revenus fiscaux de la France. Le gouvernement tablait dans son budget sur une progression de 0,9 % du PIB cette année. Ce dernier pourrait être affecté à hauteur de 0,3 % à 0,5 % du fait des tarifs douaniers américains. Amélie de Montchalin ment, les chiffres de baisses de croissance étaient annoncés bien avant les annonces de Trump.Le ministre de l’Économie Eric Lombard a annoncé, dans la foulée, de nouvelles coupes importantes dans le budget des ministères.

La première d’entre elles : une nouvelle réforme de l’assurance-chômage.

Le Premier ministre et la ministre du Travail ont présenté une nouvelle « réforme » visant à saigner encore davantage les plus précaires et à « aller plus loin dans le durcissement des critères d’indemnisation ». Alors que la dernière réforme est entrée en vigueur il y a tout juste une semaine,
Bayrou veut mettre les bouchées doubles pour un budget 2026 encore plus austéritaire que celui de 2025 et lancer de nouvelles attaques contre les travailleurs et faire d’importantes économies, comme toujours, sur le dos des travailleurs pour préserver les milliards d’euros de subventions distribués chaque année aux entreprises creusant année après année la dette publique.Pour soutenir les profits des multinationales Bayrou prône également une « nouvelle organisation du travail et de la production  » afin de « produire plus ».

De nombreuses autres mesures austéritaires devraient rapidement suivre.

Macron a décidéd’une conférence intitulée : « l’indépendance de la France », son objectif : accélérer la militarisation, entreprendre de nouvelles réformes, justifier de nouveaux cadeaux et sauver les profits du capitale en faisant les poches des travailleurs. A cette conférence les représentants syndicaux sont invités au dialogue !Non, nous devons compter uniquement sur nos propres forces et notre capacité à bloquer l’économie afin d’imposer nos revendications et refuser la société capitaliste.

Les retraites dans le viseur de Macron, de Bayrou et du MEDEF

Pendant que patronat et pouvoir mènent l’attaque, certaines confédérations syndicales continuent de jouer le petit jeu du dialogue social. « S’accorder sur le retour à l’équilibre » du système de pension, sans augmenter les cotisations, est « un préalable » à l’examen de tous les sujets dans le cadre de la négociation sur les retraites lancée par le gouvernement, a averti le Medef. Avec celui-ci, la CFDT, la CFE-CGC et le CFTC s’étaient accordés sur une nouvelle feuille de route, réaffirmant« l’impératif de soutenabilité financière » ou encore le fait que le « rétablissement de [l’]équilibre est une nécessité » et mettant à contribution les retraités pour redresser le système, Patrick Martin du MEDEF a rejeté toute remise en cause de l’âge de départ en retraite à 64 ans et veut augmenter rapidement l’A.O.D(2)au-delà des 64 ans imposés en 2023 par le 49.3.
Le patronat présente, avec l’accord plus ou moins explicite de la CFDT, la capitalisation comme une réponse pour financer les retraites, c’est surtout une nouvelle baisse du niveau de vie tout au long de sa vie avec le risque de tout perdre quand les Bourses chutent.
Il est urgent que les salariés, la jeunesse et les classes populaires se mobilisent, en rupture complète avec le dialogue social et contre le militarisme. Oui, il faut se battre pour nos intérêts de classe contre le capitalisme qui nous exploite, contre son système.

La crise, les conflits, la guerre c’est le capitalisme

La réalité est là : les crises tiennent à l’existence même du capitalisme. Elles sont inséparables de sa nature et ont partie de son fonctionnement. Il recherche en permanence des débouchés, des sources de matières premières, de la main d’œuvre le moins cher possible. Depuis que le capitalisme existe des crises ont lieu à intervalles réguliers. Elles ont été la cause de deux guerres mondiales. Comme toutes celles qui l’ont précédée, la crise actuelle découle directement de l’existence du capitalisme qui domine le monde dans sa phase impérialiste.

Article publié le 11 avril 2025.


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