Outre un sandwich merguez, il y avait pas mal de rancœur au menu des conversations. Et les émissaires de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires et CFDT) d’unir leurs voix pour dénoncer l’asphyxie si ce n’est l’agonie des services départementaux, amputés de 190 emplois depuis 2009. « Après, il ne faut pas s’étonner de voir les files d’attente s’allonger aux guichets, les lignes téléphoniques saturées, les délais de réponse aux courriers des usagers accrus ! »
Paradoxe
Le tout en cette période de haute saison pour des agents des Finances publiques dont les salaires « ne sont plus revalorisés, et ne suivent même plus la courbe de l’inflation ». Il y a selon les syndicalistes et ceux qu’il représentent un saisissant contraste entre la volonté gouvernementale de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’État, « sans donner les moyens à ceux qui en sont chargés de bien faire leur boulot ».
Et d’asséner : «
Valls annonce vouloir faire cinquante milliards d’euros d’économies, c’est bien. Mais qu’il nous donne les moyens de lutter contre la fraude fiscale, et il les aura ses cinquante milliards ! Or, la Direction générale des Finances publiques n’a plus les moyens humains et budgétaires de travailler correctement et efficacement. Rien ne sert de baisser les dépenses si l’État lui-même se coupe les bras pour assurer les recettes primordiales à cet équilibre budgétaire !
»





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